Abass Bangoura a-t-il détourné l’argent public ou pas ? L’affaire est pendante devant les juridictions compétentes. Eh bien ! le Directeur général du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA) est démis de ses fonctions en janvier. Pas que, ce haut cadre guinéen devrait aussi répondre devant la loi. En gros, Monsieur Bangoura et plusieurs autres cadres de l’administration publique sont poursuivis pour détournement présumé de deniers publics. Parlons-en !
Article de Sita CAMARA© / Lecture : 1min

Chefs d’accusation : corruption – malversation financière – faux et usage de faux – et faux en écriture, sont autant de charges qui pèsent lourd sur l’ancien directeur du BGDA et Cie.
Rappel. Les nouvelles autorités guinéennes ambitionnent de refonder la nation et de toiletter les régies financières de l’État. Cependant, un appareil de répression des crimes économiques est créé. Il s’agit de la CRIEF [Cour de répression des infractions économiques et financières]. Son objectif principal est de combattre la délinquance financière dans le pays. D’où le grappin sur plusieurs cadres depuis l’arrivée au pouvoir du Cnrd (Comité national du rassemblement pour le développement) le 5 septembre 2020.
Chasse aux cadres… loin d’une loterie judiciaire ?
Le Directeur général du BGDA, Abass Bangoura a-t-il le mauvais précédent ? Sa gestion a-t-elle été opaque ? L’homme a-t-il réellement détourné ? Autant de questions auxquelles la justice guinéenne tentera de répondre. L’affaire alimente la presse et cristallise le débat public. L’opinion espère que la loi sera dite dans ce dossier.
La CRIEF dispose-t-elle tous les éléments pour charrier Abass Bangoura devant la justice ? Pour le moment, l’hypothèse de la présomption d’innocence est privilégiée. Cela, en entendant la fin des enquêtes. Monsieur Bangoura va devoir constituer et fortifier sa défense avant le procès s’il y’en aura bien sûr. Le travail à la Chambre d’instruction très discret saura nous en dire davantage. Preuve contre preuve, Abass Bangoura trouvera-t-il des échappatoires ?
Au-delà de son limogeage, le tribunal est l’opportunité qu’on offrirait au directeur du BGDA pour pouvoir soigner son image ; mieux, laver son honneur.
Qu’est-ce qui va filtrer de cette affaire à odeur maussade et grincheuse ? Attendons de voir !
Sitanews©
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